About


Tatoueur depuis 2009, basé actuellement à Paris (France) où il vous reçoit sur rendez-vous.
Spécialisé en tatouage japonais, traditionnel américain, tatouages noir et gris, tatouages couleurs et lettering.

Guigui à fondé son expérience, principalement entre la France et le Brésil,
où il exécute des tatouages dans différents studios et où il participe à diverses conventions/événements.
En plus de réaliser des tattoos à Paris et au Brésil, il voyage très fréquemment dans divers pays, en Europe et à l’international afin d’exporter ses créations et développer ses influences/connaissances.

Si vous souhaitez en savoir plus sur son parcours, ses expériences et son savoir faire, vous trouverez une biographie complète ci-dessous.

BIOGRAPHIE:

Naissance et Enfance:

Né en 1991 à Lyon (France), Guigui est dès sa plus jeune enfance baigné dans le monde de l’art, de l’underground et du tatouage. Habitant sur les pentes de la croix rousse, qui sont à l’époque un refuge de divers squats et galeries d’arts, il est confronté aux différentes « subcultures » qui font pétiller ses yeux d’enfant.
À l’angle de sa rue, à deux pas de Croix paquet (Mnt Saint-Sébastien) se trouve d’ailleurs un tout petit shop de tattoo qui l’intrigue. Quelques bodysuit (corps complets) sont affichés sur la porte de l’établissement.
Dès l’âge de 3 ans il commence la pratique du dessin et de la peinture, sous l’influence des dessins animés des 90’s.
Encouragé par sa famille qui le complimente, il comprend vite qu’il doit persévérer dans ce domaine.

En 1998, à l’âge de 7 ans Guigui déménage à Paris. Il grandit dans le 19ème arrondissement à la porte des lilas. Le quartier est plutôt délaissés de l’intérêt public, à cette époque les tags et graffitis fleurissent à tout les coins de rues et dans le métro, ce qui ne laisse pas Guigui indifférents. Chaque typographie marque son esprit. Il fonde alors ses premières influences entre l’art de rue et l’art conventionnel dans les divers musées de la capitale qu’il visite fréquemment avec ses parents.

Découverte du Tatouage:

Quelques années plus tard il découvre des groupes de rock, et devient fan. En feuilletant les livrets des CD, il tombe sur des photos de musiciens tatoués, comme par exemple la mémorable photo d’ Anthony Kiedis chanteur des Red hot chilli pepepers se faisant tatouer par le tatoueur Hanky Panky à Amsterdam. Dans son esprit fusionne ces images de tribals, représentations amérindienne, dragons et autres motifs. Le déclique est fait, Guigui idolâtre le tattoo et veux désormais en avoir ressembler aux rockstars!
À l’école il se lie d’amitié avec deux de ses surveillants, qui lui apporte de nouvelles références musicales, comme des groupes de métal. L’univers graphique des covers de CD viennent compléter ses références. Sa passion pour l’univers marginal contestataire et les tatouages n’en deviennent que plus fort.

Anthony Kiedis tatoué par Hanky Pank – Amsterdam


Premier pas vers le tattoo:

Comme les punks qu’il voyait par sa fenêtre étant enfant, marquer les esprit est une chose qui l’amuse, il se colore les cheveux avec ses camarades de classe et marquent leur peau de tatouages au stylo Bic pour attirer l’attention de tous et frimer dans la cour de récré.
À l’âge de 9 ans que lui vient la fabuleuse idée de créer un catalogue avec des motifs de tatouage qu’il pourra reproduire à la demande sur des élèves pendant la récrée en échange de quelques pièces.

1er Flash tattoo en classe de CE2.


Scolarité:

Il fréquente un collège de la place des fêtes, quartier particulièrement sensible à l’époque.
La violence et les délits en tout genre y sont présent. Confronté à cette réalité, comme beaucoup d’ado, Il fait l’erreur d’être un cancre pour se faire une place dans cet environnement hostile. Après ce mauvais départ de scolarité il déménage dans le 20ème où il sera scolarisé dans un établissement un peu plus décent. Il devient alors un élève plus sérieux, et ne manque pas de le démontrer en arts plastique, ou il recevra même le titre de « meilleur dessinateur du collège ».

Place des fêtes – Paris 19ème


L’hiver parisien étant rude, il est amené à fréquenter la bibliothèque scolaire le midi. Il fait alors une rencontre décisive dans sa vie, celle d’un éducateur d’origine cambodgienne: Vibol. Il est issu de la périphérie, pratique divers arts martiaux et est lui aussi fan de mangas et de cultures asiatiques.
Il organise de nombreux ateliers de dessins / bande dessinés, dont Guigui participe. Vibol se rend compte de son potentiel et de sa motivation et le prend sous son aile.
Il aiguille donc Guigui vers des études d’arts appliqués, qu’il a lui même suivit par le passé.

Guigui rejoint les rangs de l’école Estienne (ESAIG), dans le 13ème arrondissement de Paris. Fondée en 1889, elle est une des trois plus grandes écoles de référence de la capitale avec l’école Boule et Auguste Renoir. Elle est spécialisée dans l’art du livre et de l’impression. Guigui y apprend l’illustration, la typographie, la gravure, la reliure et la dorure ainsi que diverses autres approches artistiques. Il suit des cours d’Histoire de l’art, participe à des sessions de modèles vivants, et étudie dans de nombreux musées. Malgré qu’il trouve le coté « artiste » trop arrogant et ridicule, la facette artisanale et le savoir ancien de cette vieille école aux odeurs de bois et de vieux bouquins le passionne.
Dès sa première année il se lie d’amitié avec le peu d’élèves qui se démarquent par leur marginalité. Certains sont graffeurs, d’autres tatoués. Il y croise des élèves plus vieux avec des tatouages qui l’impressionnent, dont un backpiece d’une carpe Koi avec des vagues par Tin-Tin le tatoueur.
Un de ses camarades a acheté une machine pour se tatouer lui même, un autre reviens d’Argentine avec un lettrage tatoué sur le torse. Ça y est, le rêve lointain de devenir tatoueur revient à l’esprit de Guigui.

école Estienne ESAIG – Paris


Premier tatouage au Japon:

En 2006 Guigui étudie le Japonais, ce qui l’emmène en 2007 a effectuer son premier voyage au Japon, à Tokyo. Il met alors un pied dans un des fiefs du tatouage japonais traditionnel sans le savoir, Yokohama.
En 2008 il réitère l’expérience. Avec des amis de Paris, dont un Japonais. En parcourant les rues, ils intègrent alors un groupe de personnes plutôt bien insérées dans les milieux alternatifs, ce qui leur ouvrira de nombreuses portes. C’est lors de soirées, que Guigui voit pour la première fois des tatouages intégrales japonais (horimono) porté par des personnes appartenant au milieu de la pègre Nippone (yakuza). Ils se retrouvent un jour invités sur la plage de Katase Nishihama (périphérie de Tokyo) par un groupe avec qui ils ont sympathisé en soirée. Lorsqu’ils s’arrêtent pour festoyer dans un kiosque en bordure de plage Guigui découvre alors leurs tatouages japonais impressionnants. L’ un d’entre eux le marque particulièrement. Il est champion de K1 et porte autour d’une énorme cicatrice sur son plexus un tatouage japonais traditionnel dit « Monewari » (buste fendu par une bande vierge). Ce bain de subculture « badass » nippone, le subjugue et le passionne. C’est décidé, lui et ses potes doivent eux aussi se faire tatouer! Malgré que leurs amis, leur recommande un Horishi (Maître tatoueur japonais traditionnel), ne restant que quelques jours avant leur départ, il n’est pas possible de réaliser une grosse pièce. Cet Horishi travail dans un tout petit atelier, il y’a des dessins et des livres dans tout les sens. Une énergie très particulière en dégage, ce qui ne laisse pas Guigui indifférent. Finalement, il les redirige vers un « streetshop » à Harajuku, dans la Takeshita street pour qu’ils puissent malgré tout obtenir de petits tatouages. Guigui n’a que 17 ans, mais il parvient par des subterfuges à se faire tatouer.

Premier tattoo – Takeshita street, Tokyo – 2008


Apprentissage:

De retour en France, il fait part à un de ses meilleurs amis qui a le bras long, de sa volonté de devenir tatoueur.
En 2009, Il se fait alors présenté par ce dernier à Benji, tatoueur de chez Art Corpus (Tenu à l’époque par Roberto).
Celui ci ne prend pas d’apprentis mais lui propose de passer à la convention internationale « Tattoo Art Fest » à Vincennes ou il l’aide alors à acquérir sa première machine de tatouage ainsi que le reste du matériel nécessaire. Lors de cette événement Guigui rencontre alors des artistes venus des quatre coins de la planète. Il se rend compte à quel point le tatouage est une manière de vivre. C’est la liberté à l’état pur et un passeport pour voyager partout dans le monde.
Guigui suit les conseils de son « mentor » et pratique sur des oranges, citrons et pamplemousse. Plus tard, il s’attaque à l’épiderme de quelques potes et décide alors de monter son atelier privé ou il débutera son activité.
Invité par Benji il réalise un tatouage chez Artcorpus afin de pouvoir être observé à l’œuvre et recevoir des conseils. Cette expérience fût bénéfique puisque plusieurs tatoueurs de l’équipe l’encourage à continuer. De plus en plus de personne passe sous ses aiguilles. Il réalise des petites / moyennes pièces en noir et blanc et couleurs. Guigui parviens ainsi malgré son niveau amateur à se faire un petit nom et trouver plus de clients.

En apprentissage – Paris 2009


En 2010, Guigui décide d’arrêter ses études d’arts appliqués pour se consacrer exclusivement au tatouage. Invité par un ami, il se rend alors à Brasília, capitale du Brésil. Il y commence un apprentissage en shop chez Black Lotus (tenu par Da Cruz), et y rencontre de formidable tatoueurs et ami, tel que Taiom, Fabio Maravilhas, Igor reis, Xamã (São Paulo) ce qui le conforte dans son amour pour le tatouage.
Il gravite entre plusieurs shop de la capitale ou il rencontre la « première tatoueuse » du Brésil: Médusa, ainsi que son fils George qui lui propose alors de travailler chez eux lors de son prochain voyage au Brésil. Cette expérience est plus qu’enrichissante puisqu’elle propulse Guigui au niveau supérieur: la professionnalisation.
De retour à Paris. Il cherche un moyen de gagner vite de l’argent afin de pourvoir au plus vite la place qui l’attend au Brésil. Il allie donc tatouages et boulots alimentaires afin de se préparer à son grand retour.
En France la réglementation exigeant des connaissance assidue au niveau de l’hygiène, Guigui décide de faire les choses biens, il choisit de suivre un apprentissage en boutique et passer les formations nécessaires. Il réussi alors une place d’apprentis dans un streetshop. Il y apprendra les normes d’hygiène et la stérilisation. Malheureusement après plusieurs mois, Guigui n’aime pas le rapport de subordination s’apparentant presque à de l’exploitation de la part du patron. Préférant être auto-dictat, il ré-ouvre alors un atelier privé pour exercer.

Guigui et George – Medusa Tattoo – Brasilia DF


En 2011, il invite son ami Emerson Ventura, qu’il a rencontré à Brasilia dans le studio du tatoueur « Maneko », à le rejoindre à Paris afin de travailler ensemble. Emerson ayant un très bon niveau en tatouage traditionnel américain et en peinture traditionnelle, influence Guigui d’une manière très importante. C’est à partir de ce moment là que Guigui comprend alors réellement les tenants et les aboutissant des grandes lignes du tatouage. Une réelle remise en question ainsi qu’une détermination à maîtriser le savoir de tatouage traditionnel l’envahissent. Ayant accès à un livre de Sailor Jerry, il commence alors à réaliser des planches de flash tattoo traditionnel et à s’intéresser réellement à la culture.
Quelques mois plus tard ils se voient tout deux embauchés dans un gros street shop du centre de Paris, grâce a leur ami Eneas de Barcelone. L’afflux constant de clients les aide à évoluer considérablement. Guigui y restera quelques mois avant de décider de retourner finalement au brésil pour y commencer réellement sa carrière, Emerson lui partira à Barcelone tatouer chez « Family Art Tattoo » aux cotés de tatoueur de renommé tel Victor Chil et Javisae .

Guigui et Emerson Ventura – Paris


Carrière au Brésil:

Janvier 2012, Guigui est alors de retour à Brasilia, la capitale Brésilienne pour y exercer le tatouage. Comme prévu initialement il travail alors chez Medusa tattoo, sous l’aile de son fils George. Il s’introduit donc dans le milieu du tatouage brésilien, en y tatouant ses premiers clients. Au bout d’un an, George voyage alors en Europe, le shop connait une fermeture temporaire ce qui amène Guigui à tatouer ailleur. Principalement entre le quartier « Asa norte » ainsi que dans un espace privé en périphérie de la ville, dans la favela « Varjão ». Il tattoo des clients de tout milieux. En ville une clientèle plutôt riche ou classe moyenne et en banlieu une population très précaire et souvent marginalisé, ce qui lui apporte une certaine reconnaissance au sein de la communauté.
Guigui pratique énormément de graffiti, inspiré par la culture sud Américaine, il réalise énormément de tatouages « Black & Grey » accompagnés de lettrages. Comme tout tatoueur de l’époque il puise beaucoup son inspiration chez les tatoueur chicano, comme Boogstar, José Lopez, Big Sleeps, Norm, Flaks etc…

Expo Graffiti – Brasilia DF

Après deux années consécutives à Brasilia, Guigui sent le besoin de changer d’air. Il est alors invité par son ami et street artiste Marino Macedo, qui remplit les rues de Rio avec ses œuvres de street art, à venir passer quelque temps avec lui.
Rio de Janeiro étant l’ancienne capitale brésilienne, détient une population beaucoup plus importante, une culture plus complète et accessible.
Pour être une ville de plage, le tatouage et le culte du corps sont très populaire. Les paysages magnifiques et ce cadre favorable au développement de son activité de tatoueur, séduisent Guigui et Rio devient alors son fief. Il s’y installe définitivement à la fin 2013.

Après un Guest dans le street shop « House of Pain » lors de son premier voyage, Guigui vient y poser ses bagages en temps que tatoueur résident.
Il y tattoo une clientèle importante aux côté de son camarade Giuliano Tepedino, fils du tonnelier .
Ils participent ensemble à des conventions, tel la fameuse « Tattoo week Rio » en 2014. Guigui croise un certains nombre de tatoueurs brésiliens et étrangers de renommés avec qui il échange et sympathise.

Convention Rio tattoo week 2014 avec la team House of Pain


En parallèle, Guigui se retrouve à habiter dans la plus grande favela de la ville: la Rocinha. Tout comme à Brasilia il continu à développer sa pratique du tatouage plus marginal en parallèle. La population local souffrant d’une misère accru et du manque d’accès à beaucoup de chose, otages de la guérilla urbaine, les « pratiques artistiques » y sont souvent très appréciées. Guigui y monte donc un petit atelier de tatouage où il tattoo une population variée, du simple habitant, honnête travailleur jusqu’au marginaux qui controlent ce ghetto. Son travail y fait succès, puisqu’il propose un travail de qualité à un prix abordable et utilise du matériel professionnel, ce qui n’est pas toujours très fréquent dans ce genre de lieux, où le tatouage est souvent réalisé de manière « carcéral ».

Favela Rocinha – Rio de Janeiro

Toujours très actif dans le domaine du graffiti, il fait des tatouages « Lettering » (lettrages) sa spécialité.
Du simple « lowrider » script, en passant par des influences « cholo lettering » et « pixação » du Brésil, il repousse les limites de son imagination et créer un style unique qui lui est propre et est reconnu pour ce dernier.

Les streetshops étant limités au niveau liberté de création, Guigui continu son aventure, et part travailler quelques temps dans un petit shop à Barra da Tijuca en 2015. Il est finalement invité par son ami colombien « Quid Juan », avec qui il a vécu à Brasília, à rejoindre l’équipe de la boutique « Tattoo 13 » dans la ville voisine: Niteroi, de l’autre côté de la baie Guanabara. La boutique se situe à « Icarai », quartier chic, sur le front de mer.
Dans ce shop, ils travaillent et se lie d’amitié avec un des king du tattoo newschool Brésilien: Luiz fonsecart. Ensemble ils participent à plusieurs conventions.
La « Tattoo expo Niteroi », « Niteroi tattoo place » et la « Rio Tattoo week » en 2016.

tattoo lettering

De par ses 35 ans d’expérience, Luiz fonsecart l’aide à évoluer, en lui fournissant un savoir et une vision plus poussé du tatouage tant au niveau technique que culturel. Grâce aux encouragements et compliments perpétuels de ses deux amis, la carrière de Guigui prend un autre tournant. L’envie d’aller encore plus loin et de se surpasser l’envahie: c’est une vrai rédemption qui commence.

Avec Quid Juan, Convention Niteroi – 2016

Remplit de motivation, Guigui sort alors en 2016, son premier sketchbook de lettering: « Lettering saved my soul », compilant de nombreuses calligraphies illustrant les noms de groupes de raps l’inspirant dans ses productions.

Repéré par le chanteur Rockin Squat Depuis 2014, il participe à divers festivals culturels franco Brésilien où de par son amour pour les lettres il réalisera des fresques de Graffiti puis des lettrages d’inspiration « Pixação » pour une ligne de vêtements du groupe Assassin. Il rencontre de nombreux artistes, dont Dj Duke. Rockin Squat l’invite alors à réaliser la typographie de l’intro du clip de Booba « Génération Assassin » réalisé dans la favela de São Carlos.

Festival Planeta Ginga, Cité de Dieu – Rio de Janeiro

Retour en France:

Pour plusieurs raisons, dont un coup d’état politique, la fin de la coupe du monde et des J.O annonçant une crise économique innévitable, un besoin de plus de stabilité/qualité de vie pour son enfant et sa carrière, Guigui choisit alors malgré son amour inconditionnel pour le Brésil de retourner en France fin 2016.

Il travaille alors pendant 3 années dans un salon de tatouage du 15ème arrondissement: Monster Art tattoo. Le salon se situant à Balard, la clientèle est partiellement composé de militaires. Ceci lui permet de bénéficier d’une certaine souplesse de création, les militaires étant souvent très ouverts quant aux motifs de tatouages. Il y réalise des tatouages de tout styles: tatouages japonais, tatouages oldschool, tatouages de lettrages, tatouages noirs et gris, tatouages newschool, tatouages tribal, tatouages lignes fines etc… Ce passage dans ce shop lui permet d’évoluer techniquement parlant.

En parallèle, il enchaine quelques Guest aux Brésil sur cette période (2017 à 2020). Il apparait également pour la première fois dans les médias Français, interviewé au JT de TF1 puis invité dans l’émission de Cauet sur NRJ. Il continu à travailler main dans la main avec Rockin Squat, quant à la réalisation de lettrages pour des clips de musique. Il participe également en temps qu’acteur avec sa fille dans un de ses clips : « Big Pharma ».

Kesmo, Rayah, Julien et Guigui alias la Monster Team, 2017

La France connait une série d’événements, comme la grève SNCF puis la crise covid, qui fait fermer un bon nombre de salon de tatouage et forçant même les tatoueurs à devoir abandonner temporairement leurs activités. Monster Art Tattoo fait donc partie des magasins qui mettent la clefs sous la porte.

Guigui prend temporairement un travail alimentaire afin de subvenir à ses besoins. Chose difficile pour un artiste qui vit librement. Le retour à une situation de subordination est un coup dur pour le moral, mais ceci ne le décourage pas pour autant. Il continu tout de même le tattoo en parallèle.

Tattoo lors d’un Guest – 2020


Début dans le tatouage Japonais:

Mais aucun mal ne vient pour ne pas en tirer une leçon. Cette mauvaise passe de la crise sanitaire, lui permet une remise en question il y trouve l’inspiration pour rallumer sa flamme d’artiste.

Un jour en re-lisant un livre d’estampe d’Hiroshige, « sur la route du Tokaido », lui apparait une révélation: Il a toujours adoré le japon et l’art japonais, il aime tatouer, il aime peindre, et admire les savoirs faire traditionnels. Pourquoi ne pas se lancer dans l’art du tatouage Japonais traditionnel !?
Il réalise une copie d’une estampe sur bois d’Hiroshige et comprends vite qu’il y a quelque chose a exploiter.

Après la lecture de plusieurs ouvrages et l’étude de nombreux documents iconographiques nippon il comprend que c’est sa voie.
Il adopte un alias artistique dédier à ses œuvres japonaises: « Horiwani 彫鰐 ». Le diminutif « Hori » 彫, signifiant graver est traditionnellement attribué au graveurs sur bois (estampe) et tatoueurs traditionnels au Japon. Le deuxième idéogramme « Wani 鰐 » fait lui, référence au crocodile. Les caïmans sont l’emblème du quartier de résidence de Guigui au Brésil, et il en a un de tatouer sur tout son torse (oeuvre de son ami « Peur Bleue tattoo »). Au Japon il n’y a pas de présence de crocodile sur l’archipel, ce qui illustre le fait que comme le crocodile, Guigui est un Gaijin (étranger).

Reproduction Estampe Hiroshige: Kanbara yoru no yuki

En 2021, il se joint au collectif artistique « ER prod », et intègre ainsi la résidence artistique « le chemin de la liberté ». Celle-ci se compose d’artistes de tout milieux: artistes plastiques, illustrateurs, sculpteur, musiciens, production audiovisuelle, sérigraphistes etc…
Dans cette villa avec jardin sur les hauteurs du Mont-Valérien à Suresnes Guigui se voit attribué un lieu de vie ainsi qu’un espace de travail ou il monte un studio de tatouage privé, le « ER Tattoo Club » où il pratique le tatouage japonais traditionnel et la peinture pendant la durée éphémère de la résidence.
Sur cette période, Guigui augmente sa cadence de production, lui permettant de retourner à travailler uniquement de sa passion: le tatouage.

En parallèle il réalise la pochette de l’album du groupe « Mo Paz » produit par Livin’Astro (Label du groupe assassin) ainsi que l’identité graphique du groupe.
Après le décès de leur ami DJ Duke, ils réalisent une fresque et un clip en hommage à ce dernier dans la ville de Bagnolet ou apparait le logo du groupe.

Studio privé ER tattoo club, freehand – 2021

À la suite de cette résidence, il lui faut persévérer et entamer une routine d’étude approfondie du tatouage japonais. La lecture d’ouvrages sur la culture nippone, le tatouage japonais traditionnel, accompagné d’une pratique du dessin décuplé deviennent une pratique quotidienne. Pour compléter cette étude, il se remet sur la route, et entreprend des voyages dans divers pays afin d’accompagner des conventions de tatouages, rencontrer les acteurs principaux du tatouage japonais à travers le monde, et encrer quelques peaux en pratiquant des Guest.
De 2022 à 2023 il se rend alors au Luxembourg, en Suisse, en Hollande, au Portugal et au Brésil, et dans diverses villes de France, comme Lyon et Bordeaux. À travers ces voyages il croise le chemin d’artistes tel Dansin, Sailorbit, Filip Leu, Mike Dorsey, ichibay, Tintin, Karl Marc, Toshio Shimada, Kensho II, Horishige, Garyou, Leonardo Novaes, Jão Bosco, Tutti Serra, Gino Angelov, Leco, Gabriel Cordeiro, Ivan Cantera, Horinori, Bernard Soufflet, Yusuke Hamamoto, le photographe Jan Koffer, le collectif japonais « Irezumi Ai kokai » et pleins d’autres….

avec Hiroshige, Lausanne tattoo convention – 2022

Tatoueur International:

Principalement basé à Paris, Guigui travail également dans divers pays à travers le monde de manière ponctuelle (Guest).
En 2023 il travail au Brésil, à Rio De Janeiro, dans le studio du renommé Leonardo Novaes puis à São Paulo chez un de ses maître d’armes: Toshio Shimada, tatoueur Brésilien/Japonais, lui même fils de tatoueur, qui a tenu un shop et pratiqué le tatouage japonais traditionnel dans le quartier de Shibuya à Tokyo
pendant une vingtaine d’années. Son savoir faire de plus de 35 ans de métier permet à Guigui d’acquérir plus de connaissances et savoir faire dans le tatouage Japonais. Shimada Sensei et son disciple Gabriel Cordeiro, l’aident également à son apprentissage dans la technique de tatouage japonais traditionnel au bambou:
Le Tebori.

avec Gabriel cordeiro et Toshio Shimada sensei, Liberdade, São Paulo


Actuellement:

Guigui réalise actuellement ses tatouages japonais traditionnel à la machine et au Tebori (technique de tatouage au bambou) dans le centre de Paris.
Vous pouvez prendre Rendez-vous via le formulaire de contact disponible sur ce site.
Sachez qu’il est également possible de se faire tatouer des motifs dans d’autres styles sans aucun soucis, étant un artiste polyvalent il sera répondre à votre demande. En effet en dehors de sa préférence pour le tatouage japonais, il pratique aussi les tatouages traditionnels américain, les lettrages, le noir et gris, la ligne fine et autres styles divers et variés.

Vous retrouverez certains de ses tattoos dans le Portfolio, et si vous souhaiter en voir plus, retrouvez toutes ses œuvres sur Instagram.

Portrait par le talentueux photographe Brésilien: Thiago Dezan


En parallèle du tatouage, Guigui documente ses voyages, ses rencontres, ses expériences vis à vis de la culture du tatouage japonais traditionnel, plus précisément de l’art japonais, de la culture Nippone, via des mini reportages sur youtube. Vous pouvez retrouver ces vidéos et articles sur le Blog du site.
Sur le blog, seront également expliqué les divers thématiques et motifs japonais pour vous aider dans le choix de vos tatouages.

Gallerie Photos avec les meilleurs tatoueurs & camarades:

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